Deuxième chapiteaux (nord) de la rotonde du choeur.
Une frise d'animaux se poursuit sur les quatre faces du chapiteau.
Sur la face sud, un animal quadrupède avec une tête à chaque extrémité de son corps (celle coté nord étant dégradée).
Il laisse paisiblement mordre les deux nuques (sur les angles des chapiteaux) par deux autres animaux occupant respectivement les faces nord et sud.
La face ouest est entièrement occupée par ce qui doit logiquement être les queues en panache des deux animaux latéraux acculés. Cependant ces queues sont traitées de manière à ressembler à des têtes de pélican ou d'éléphant affrontées . Simple coïncidence ou sculpture volontaire, sachant que le pélican qui meurt pour sa progéniture symbolise le sacrifice suprême et l'éléphant la puissance et la sagesse ? L'agneau ou la biche (immolée) symbolisent égaiement le sacrifice.
On ne peut que se perdre en conjectures.
Doit-t-on rapprocher cet animal bicéphale qui se laisse doublement dévorer, du double aspect de l'immolation du Christ qui s'est offert en sacrifice sur la croix et qui s'offre en sacrifice à chaque messe ? (→note)Selon une expression au coeur des développements théologiques sur le Salut, des quelques siècles précédents
Sur les quatre faces, deux fines volutes végétales surmontent les animaux.